

Invités, nous nous sommes rendus à un événement ATK de présentation pour la presse de la nouvelle fixation de freeride/rando, la HY Free. Nous avons commencé par une soirée de présentation d’ATK et de ladite fixation, puis nous l’avons skiée le lendemain sur le domaine des Deux Alpes (merci à eux pour le forfait). Ce fut une belle journée où nous étions accompagnés par le staff ATK France, ainsi que par des athlètes et guides skiant pour la marque. Il était tombé 40 à 50 cm de fraîche la nuit précédente, alors nous avons bénéficié d’une jolie accalmie, entre deux perturbations, divinement bien calée avec le test.
Donc, tout d’abord, une présentation de la nouvelle usine ATK, située en Italie à Maranello, autosuffisante en énergie, avec des processus de fabrication qui évitent le gaspillage, comme la refonte de copeaux d’usinage pour réutilisation.
La HY Free est usinée dans la masse. Les pièces du mécanisme sont métalliques et respirent la solidité, ce qui n’est pas forcément le cas de la concurrence.
C’est une fixation de freeride-rando, conçue pour une utilisation mixte station/rando, bien adaptée aux skis de freeride et aux chaussures de freeride/rando (ou vice-versa). Avec elle, on peut envisager des petites montées (voire plus), alors qu’en mode descente on a tout d’une alpine en termes de normes de sécurité. Elles sont, de plus, bien rigides et adaptées aux skis larges, avec une plage de réglage allant de 4 à 11 pour la HY Free 11, et de 6 à 13 pour la HY Free 13. En la chaussant, on a droit aux « clac » sécurisants de la fameuse 916 d’antan, c’est peu dire ! Le chaussant est vraiment proche du ski, chose appréciable en freeride. Quant au poids, c’est, de loin, la plus légère du segment, avec seulement 675 g par pied !


Elle s’adapte à tous types de chaussures : rando, GripWalk (et même alpine, mais l’intérêt est limité !) en rehaussant plus ou moins la plaque de friction avec des cales rajoutées. Il n’est donc pas très simple de changer de type de chaussures, mais ce n’est pas rédhibitoire : il n’y a que deux vis à enlever pour changer les cales.
Les manipulations pour passer du mode ski au mode montée (et vice-versa), bien qu’un peu plus compliquées que pour une fixation de pure randonnée, restent assez simples. Il faut tout de même un peu d’énergie pour pré-enclencher à la main la butée arrière.
En mode montée, contrairement au mode descente, le pied est un peu haut : ça peut gêner certains, mais personnellement cela ne m’a pas posé de problèmes, même dans les dévers durcis. Par contre, il y a une innovation très intéressante quand on monte avec des pompes de freerando au débattement arrière limité. En effet, il y a 3 positions en mode montée : une neutre, une avec une cale de montée classique inclinée vers l’avant, et une à l’opposé avec une rampe négative. Sur les zones plates ou peu pentues, cela permet de faire des pas plus grands comme si on avait une pompe avec plus de débattement arrière : c’est vraiment un gros plus. Avec mes 0G Tour Pro, j’avais la même sensation que la veille avec mes F1 XT !!!
Difficile de lui trouver un défaut. On peut noter que les stop-skis ne se clippent pas très bien entre eux quand on range les skis l’un contre l’autre pour les porter : une sangle peut être utile, mais c’est un détail. Après, il y a l’aspect financier : en effet, 799 €, ça pique, mais c’est le prix à payer pour une fixation d’exception, a priori solide et durable !
Texte : Michel MATVEIEFF / Photos : Noa Barrau












Retrouvez aussi notre test complet de l’ATK HY Free ici :

