Les coulisses d’Azimut : un voyage ça se rêve, ça se construit !

Les bureaux d'Azimut ? Dans un schoolbus américain !
Les bureaux d’Azimut ? Dans un schoolbus américain !

Comment naît un voyage Azimut ?

Des cartes, des rencontres, des repérages et parfois une idée entre deux bières. Chez Azimut, les voyages se construisent sur le terrain. On parle cuisine interne, choix des guides, hôtels pourris et destinations qu’on préfère abandonner. Avec une conviction : un bon voyage à ski ne se résume pas à du bon ski.

« Producteur de voyages », ça veut dire quoi, concrètement ?

Ça veut dire qu’on monte nous-mêmes tous les éléments du voyage : les guides, les transports, les hébergements, le matériel de sécurité et les équipements spécifiques quand il en faut.

Beaucoup d’agences, ou de boîtes qui se présentent comme telles, revendent un produit déjà assemblé par un prestataire local, ce qu’on appelle un « réceptif ». Nous, ce travail-là, on le fait nous-mêmes.

La différence est primordiale : on est sur le terrain. On peut conseiller le client, l’orienter, adapter rapidement un programme ou monter un voyage uniquement pour son groupe de potes. On connaît ce qu’on vend.

Au départ, il y a quoi : une envie de voyage, une idée de guide ou une discussion au comptoir ?

Un peu de tout. Parfois, ça commence sur un coin de comptoir, entre des cacahuètes trop salées et la troisième bière de trop. On ne parlera pas de celles d’avant.

Plus sérieusement, je monte quasiment tous les voyages, avec la participation de mon équipe sur certains secteurs. Les retours des guides comptent beaucoup : ils permettent de revoir la durée d’une sortie, la sécurité, un secteur ou l’adéquation avec les clients qu’on vise.

Derrière un programme, il y a beaucoup de rêve, beaucoup de cartographie, des déplacements, de la curiosité et… beaucoup de rencontres.

Dans Les Coulisses Dazimut

Entre l’idée et la mise en vente, qu’est-ce qu’il faut vérifier ?

Ça dépend du voyage. L’Europe, une destination lointaine, un coin plus ou moins compliqué : ce n’est pas le même boulot.

Mais monter des voyages aussi spécifiques que les nôtres depuis son canapé, les pieds dans des charentaises toutes neuves, c’est un délire. Tu n’envoies pas des gens au fin fond du Pakistan, dans l’Himalaya indien ou en Sibérie sans aller vérifier la destination, trouver la bonne logistique, les bons transports et comprendre ce qui se passe sur place.

Il y a la sécurité sur les pentes. Sur ce type de destination, on envoie toujours un guide français ou italien de notre équipe, que l’on connaît. Il peut y avoir de bons guides et de bons skieurs locaux, mais le guide responsable vient de chez nous.

Et puis il y a le contexte du pays, l’ambiance, ce que tu ressens sur le terrain. Ça peut être décisif. Si je ne le sens pas, je peux tout laisser tomber en plein repérage. L’argent ne doit pas dicter cette décision.

Je me pose des questions très simples : est-ce que j’emmènerais mes enfants ou ma compagne ici ? Est-ce que je les ferais monter dans cet avion ? Les choix deviennent assez évidents.

Les repérages, c’est vraiment tout tester ? Même la bouffe et les lits ?

Oui, c’est ça, Azimut. Ce n’est pas une vache à lait, c’est une boîte « plaisir ». Tout le monde voyage dans l’équipe. On fouine, on essaie, on vérifie. On regarde si un endroit a un intérêt, s’il peut convenir à nos clients et si on y mange bien. Très important, ça !

On adore la bouffe. On n’est pas du genre à se contenter de trois graines, et nos clients nous connaissent aussi pour ça.

Les gens pensent qu’on s’amuse tout le temps. Tant mieux. Mais dans les repérages, il y a aussi ce qu’on ne voit pas : les endroits glauques, les moments de solitude, le taxi qui roule comme un débile et que tu n’avais pas le choix de prendre…

Ou l’hôtel tellement pourri que tu préfères dormir habillé sur le lit plutôt que d’ouvrir les draps. Avec la douche froide. En Crocs.

Du bon ski, ça suffit à faire un bon voyage ?

Non. Il y a le feeling, l’ambiance, les rencontres. Les grandes routes à travers des espaces immenses, qui te laissent le temps de réfléchir, d’imaginer, de rêver ta vie. L’accueil, la générosité des gens, la liberté, la beauté.

Évidemment, le ski compte. On aime le ski, on vit ski. Mais sur les grands voyages, on insiste auprès des clients : on part avant tout pour un beau voyage, avec du ski.

Il peut y avoir des aléas, des surprises, des changements de programme imposés. Le voyage, c’est aussi ça.

Avec les guides, qui construit le programme et qui tranche ?

On travaille en étroite collaboration avec notre équipe de guides. On échange sur les itinéraires, les usages sur place, la taille des groupes et les adaptations à prévoir.

Leur expérience du terrain nourrit les programmes. Mais l’agence reste à l’origine de ses voyages : leur conception, leur durée et leur construction.

Comment annoncer le bon niveau à des skieurs que vous ne connaissez pas ?

C’est l’un des points les plus difficiles à faire passer sur une fiche. On utilise des indicateurs techniques et physiques, avec des exemples de difficultés, pour que chacun puisse se situer.

Après, dans mon expérience, les femmes ont souvent tendance à sous-estimer leur niveau, et les hommes à le surestimer…

Quand il y a un doute, un entretien avant l’inscription est souvent utile. Ça permet de dépasser les cases et de comprendre à qui on a affaire.

Les bons contacts, les bonnes adresses : vous les trouvez comment ? Et comment éviter de vendre le même voyage que tout le monde ?

Je ne vais quand même pas donner toutes nos recettes aux concurrents ! Disons que ça demande beaucoup de travail. Et comme on organise nos voyages en direct, on limite les mauvaises surprises sur les prestations.

On regarde assez peu ce que font les autres. Parfois leurs tarifs, pour comprendre les écarts. Mais Azimut crée ses itinéraires, on ne copie pas.

On n’hésite pas non plus à sortir des classiques. Une destination ne nous paraît pas assez intéressante ou devient trop fréquentée ? On préfère la remplacer par une nouvelle pépite. Un truc inconnu, mais méchamment mémorable. Et fun.

Azimut

Vous avez déjà bossé sur un voyage pour finalement ne jamais le vendre ?

Oui. Je pense à la région du Baïkal, en Sibérie. Faire douze heures de trajet pour skier de petites pentes, même avec de la poudreuse, dormir une semaine dans des cabanes et rencontrer finalement peu de locaux… Pour nous, l’intérêt n’était pas suffisant. On ne l’a pas mis en vente.

Dans certaines zones du Kazakhstan, on cherchait du freeride. Il faut qu’on y retourne pour creuser.

Et puis il y a les destinations qu’on a proposées et dont le contexte change. Au Cachemire indien, on skiait près de la frontière indo-pakistanaise, avec un vieux téléphérique qui montait à 4 000 mètres. La zone est ensuite passée en rouge dans les conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères. Il y a aussi eu l’Iran…

Un beau terrain de ski ne suffit pas à justifier le maintien d’un voyage.

Le voyage qui résume le mieux Azimut, ce serait lequel ?

Pour les grands voyages, je dirais le ski de randonnée dans l’Himalaya indien. Des paysages à couper le souffle, des pentes raisonnables et une vraie variété : on part des plaines brûlantes du Pendjab pour rejoindre les glaciers.

Il y a la spiritualité, la tranquillité des gens, leur capacité à s’adapter à l’imprévu. Ça te rappelle aussi qu’on est des enfants gâtés. On y fait des rencontres qui restent. On est dans le vrai.

Et dans les Alpes, c’est difficile de choisir tellement on est dans notre élément. Quel autre endroit offre une telle variété de ski et de tels dénivelés ?

Mais on va faire simple : pour découvrir un trip Azimut en freeride ou en rando, viens chez nous, à Cervières, au pied du col d’Izoard, dans notre lodge, Le Petit Cerf.

C’est relax, simple. Les clients se sentent comme à la maison. Des soirées au coin du feu, de bonnes bières pression, une cuisine familiale, du très bon ski. La montagne, la vraie.

Avec les topos et les traces GPS, qu’est-ce qu’une agence apporte encore ?

Ce n’est pas parce que tu as les meilleurs topos, un GPS et tout le matériel que tu as envie d’organiser ton voyage de A à Z.

Il y a l’encadrement par les guides, la sécurité, ce que tu apprends avec eux. Le fait de ne pas avoir à chercher chaque sortie, de monter dans un minibus nickel et adapté aux conditions. Et toutes ces bonnes adresses qu’on ne trouve pas forcément dans un topo. C’est quand même dommage de traverser une vallée et de rater le bon endroit où manger.

Nous, on ne te garantit pas de faire tous les sommets marqués au programme. On te garantit qu’on va bien s’occuper de toi, t’emmener dans les bons endroits et qu’on va se régaler. Et là, on est bons !

PUBLI-REPORTAGE — AZIMUT · PARTIE 1

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